Deuxième blocage consécutif du collège Jules Ferry : la rue Foch au coeur du CPE

Publié le par Jean Pouch

Aujourd'hui, pour la deuxième journée consécutive, le collège Jules Ferry aura connu un blocage matinal pour cause présumée de mobilisation anti-CPE. Ainsi, de 8h15 à 9h45 une agitation inhabituelle aura réniée sur l'intersection des rues Pierre Semard et Romain Rolland, à 100 mètre de la rue Foch (vue aérienne). Devant la grille cadenassée de l'établissement, de jeunes collégiens partagés entre hilarité et perplexité se demandaient quelle bonne blague avait été commise. Je souligne toutefois que les pétards font peur à mes chiens et notamment que Polka n'a que 6 mois... Par ailleurs, il faut rappeler que les collèges ne participent pas traditionnelement, à l'inverse des lycées et établissement supérieurs, à ce type de manifestation et , soit dit en passant, que les élèves de 6ème ont de 10 à 11 ans. En l'occurence, mis à part la tendance naturelle et légitime des riverains à ne pas vouloir subir de désagréments, l'attention des pouvoirs publics est attirée sur la sécurité des enfants.

Bref, tout est rentré dans l'ordre naturel des choses. Les collégiens ont retrouvé leurs locaux, les monospaces familiaux ont repris leur route, la maréchaussée nationale a continué sa ronde et notre patrouilleur municipal a pu, sereinement, quitté sont gilet fluorescent. Toutefois, si vous avez des témoignages plus circonstanciés ou un avis sur l'événement, n'hésitez pas à écrire votre commentaire sous cet article.

Publicité

Publié dans vie scolaire

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision n°2006-535 DC  - loi pour l'égalité des chances hier soir en ne relevant pas de motif d'inconstitutionnalité sur l'article 8 relatif au CPE (contrat première embauche). Il a toutefois précisé "expressément" que toute rupture du contrat pendant les deux premières années pourra être contestée devant le juge du contrat. Il appartiendrait alors à l'employeur d'indiquer les motifs de la rupture afin de permettre au juge de vérifier qu'ils sont licites.<br /> Dans le cas présent, l'article 10 de la Constitution prévoit deux possibilités pour le Président de la République : soit promulguer la loi (publication au Journal officiel), soit demander une nouvelle délibération au Parlement. Les dernières infos semblent privilégier la première solution.<br /> Mais, selon un sondage Ipsos pour LCI diffusé hier, 62% des Français se déclarent solidaires du mouvement de contestation du CPE. 27% n'en étant pas solidaires et 10 % y étant indifférents. 66% désapprouvent la décision du Pemier ministre de maintenir le CPE tandis que 29% l'approuvent. 47% souhaitent un retrait pur et simple, 45% un maintien avec des aménagements et 6 % un maintien en l'état. Au final, 71% jugent que Dominique de Villepin n'est pas convaincant dans sa volonté de concertation pour sortir de la crise.<br /> En bref, c'est quoi ce CPE qui met tout le monde dans la rue, dont on ne sait même pas s'il crée des emplois et dont la présentation toute technocratique fait penser à un énième contrat de plus cogité dans un cabinet. Après le CIP, le CES, le CNE un costume gris a dû se dire que CPE sonnait bien ! Même dans la fonction publique, la période de stage avant titularisation est en général de 1 an. Alors deux ans... jusqu'à 26 ans. Enfin, si l'employeur doit indiquer le motif de licenciement au juge, autant que ce soit fait dès la rupture du contrat. C'est franchement mal présenté alors même qu'au Royaume-uni ou ailleurs, on ne bénéficierait pas des droits accordés par le CPE.<br /> Bon, c'est toujours facile de critiquer... à votre avis ?
Répondre
P
Ce matin, vendredi 31 mars, passage dans notre rue d'une manifestation  (mais je saurais dire si collégiens ou lycéens : ambiance globalment très jeune) suivie de 2 voitures de police, au cri de "retrait du CPE", aux alentours de 9h30.
Répondre
J
Vendredi 31 mar 2006. La rentrée de ce matin s'est effectuée dans le calme par la porte de la rue des Ecoles. La serrure de la grille située rue Pierre Semard étant inutilisable, la direction de l'établissement l'a maintenue fermée par la pose d'un cadenas provisoire.
Répondre